Vos stades

« El Monumental ? Une expérience fantastique et à part entière »

Gaël est supporter de l’AS Monaco, mais son coeur balance avec un autre club Rouge et Blanc : River Plate. Parti vivre plusieurs années en Argentine, il a découvert le mythique stade argentin de River : El Monumental.

Javier Mascherano, Javier Saviola, Gonzalo Higuain, ou avant eux Hernán Crespo et Gabriel Batistuta, la liste de grands joueurs passés par River Plate est longue. Tous ces noms ont fait le bonheur de l’Argentine, mais surtout du stade Monumental Antonio Vespucio Liberti, aka El Monumental. Il n’en faut pas plus à Gaël, supporter monégasque pour être sous le charme d’El Millonario : « Je suis tombé amoureux de River Plate en 1998 avec les débuts d’un jeune attaquant : Javier Saviola, se souvient-il. Avec River, j’ai découvert Marcelo Gallardo juste avant qu’il ne signe à Monaco¹. »

Comme tout supporter de River expatrié, Gaël rêve de découvrir El Monumental, ce qu’il fait finalement le 3 avril 2014. « Un match de championnat contre Newell’s Old Boys, une des deux équipes de Rosario. Ramon Diaz, lui aussi ancien monégasque était le coach, David Trezeguet sur le pré et en face, un autre ancien R&B, Lucas Bernardi était titulaire » raconte Gaël, sans oublier ses racines monégasques. El Monumental règne au nord de la capitale Buenos Aires. C’est le plus grand stade d’Argentine avec une capacité de 61 321 places. Mais ce qui fait sa renommée, c’est sa chaude ambiance. « Je pense que la passion du football chez un Argentin n’est pas comparable à ce que j’ai pu voir en Europe, décrit Gaël. Pour ma première le 3 avril 2014, l’Argentine commémorait la guerre des Malouines. L’occasion d’entendre un chant célèbre : « El que no salta es un inglés », « celui qui ne saute pas est un Anglais ». Ce chant m’a donné des frissons quand près de 60 000 supporters sautent tous ensemble ! »

Le Monumental, un stade historique

Inauguré le 25 mais 1938, El Monumental fait partie de l’Histoire du football argentin. River Plate, 36 fois champion d’Argentine, mais aussi L’Albiceleste y écrivent chaque année une nouvelle page. « Il ne faut pas se mentir le stade Monumental aurait bien besoin d’une rénovation mais c’est ce qui fait son charme aussi. C’est un stade historique : en 1978, l’Argentine y est sacrée championne du monde » souligne Gaël.

Le supporter des Rouge et Blanc s’installe plus tard en Argentine où il restera quatre ans. « Pour l’anecdote, j’ai vécu mes deux premières années à Buenos Aires à deux pas du « Parc Lezama », à environ 15/20 minutes à pied de La Bombonera. Je voyais le stade tous les matins en sortant de chez moi. » Choisir entre un match à La Bombonera (le stade de Boca Juniors, le grand ennemi de River, ndlr) ou au Monumental, un luxe pour tout les amateurs du ballon rond. « En vivant en Argentine, j’ai visité plusieurs autres stades : Pedro-Bidegain (San Lorenzo), José-Amalfitani (Atlético Vélez Sarsfield)… Mais les expériences vécues au Monumental et à La Bombonera ont été mes préférées » précise-t-il sans hésitation.

Mais un fan de River Plate, n’a pas le droit de tomber dans les griffes de Boca. « Tous mes voisins étaient pour Boca. Lors des match à la Bombonera, toute ma rue était prise d’assaut par les supporters, plusieurs heures avant le match. Certains m’invitaient pour partager l’asado (le barbecue argentin) ou alors un verre de fernet-coca (fernet est une liqueur à base de plantes). Mais je ne disais pas que j’étais pour River *rires*. »

« Un grand fan de foot doit faire El Monumental ou La Bombonera »

A quoi pourrait ressembler votre périple au Monumental ? Une arrivée avec vue sur le stade : « L’enceinte de River se situe tout près de l’aéroport domestique Jorge Newbery (Aeroparque), et lors de la phase d’atterrissage, c’est assez impressionnant de la survoler« , se remémore Gaël. Une fois imprégné de l’atmosphère argentine, quoi de mieux que de s’arrêter à un des nombreux parrilla (grillades) improvisés aux abords du stade : « On peut y déguster un « choripan » (sandwich avec une saucisse) sur le pouce avant d’aller au stade ou alors un « pati » (cheeseburger) » poursuit le presque local.

La proximité d’El Monumental avec l’un des aéroports de Buenos Aires offre une belle vue. ©Gaël /StadioVostro

L’ouverture totale du stade, à l’opposé de ce que l’on connaît en France offre une vue atypique. Il ne reste plus qu’à profiter de l’ambiance exceptionnelle du Monumental. « Un grand fan de football doit faire au moins une fois dans sa vie un match au Monumental ou à La Bombonera, affirme Gaël avant de surenchérir : C’est une expérience à part entière et fantastique de voir un match en Argentine et notamment au Monumental. »

¹ Javier Saviola jouera à l’AS Monaco lors de la saison 2004-2005 et Marcelo Gallardo entre 1999 et 2003.


Gaël retient aussi qu’en Argentine, le football se vit en famille : « Outre la passion, il y a tous les âges au stade en Argentine, du gamin de deux ans qui vient sur les épaules de son père au papi de 80 ans. Autre point : j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de femmes dans les stades en Argentine en comparaison avec la France par exemple. » Il ajoute pour ceux qui voudraient découvrir les stades argentins : « Ce n’est pas simple pour avoir des places, notamment pour les matchs importants et à enjeu, car les places sont réservées aux socios. En général, les touristes passent par des agences locales qui proposent un package avec la place du stade et le transport aller/retour avec guide. »


Pierre Caron

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s