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Stade Apostolos-Nikolaïdis, l’autre définition de la mise au vert

En voyage à Athènes, j’ai pu découvrir les alentours du stade Apostolos-Nikolaïdis, chef-lieu du groupe Ultra Gate 13, fervents supporters du Panathinaïkos. Attention, il faut aimer le vert.

« S’isoler, se mettre au calme. » Voici la définition du dictionnaire pour « se mettre au vert ». Si vous parlez du stade Apostolos-Nikolaïdis à un Grec, quelque soit son club fétiche, il n’utilisera jamais le mot ‘calme’ pour le décrire. Situé dans le centre ville d’Athènes, il s’agit de l’antre historique du Panathinaïkos. Ici le groupe Gate 13 règne. En s’approchant du stade, l’atmosphère particulière instaurée par ce groupe de supporters se ressent immédiatement. Chaque pan de mur est recouvert de street art à la gloire du club, mais surtout de ses supporters.

Sans même voir le stade, la passion du football en Grèce se perçoit dans les rues alentours. Créé en 1908, le Panathinaïkos est un des clubs emblématiques du pays, avec un des palmarès les plus garnis (20 titres de champion de Grèce, 18 coupes de Grèce, une finale de Ligue des Champions…). Cette passion a plusieurs fois débordée en heurts entre supporters adverses et parfois même avec la police. Mais la Gate 13 montre ses véritables qualités une fois dans le stade. Plusieurs vidéos Youtube témoignent de cette incroyable ambiance.

Des verts et des peints murs

Le Pana évoluant maintenant au stade Olympique d’Athènes, le vétuste, mais toujours debout stade Apostolos-Nikolaïdis vit grâce à ses souvenirs, mais pas que. Il reste un pèlerinage pour les fans de foot. Celui qui veut s’imprégner de l’importance de la Gate 13 doit y faire un saut. Le vert recouvre l’intégralité du stade, intérieur comme extérieur. Le trèfle, l’emblème du club pose aux côtés des tags à la gloire des Ultras. Une ambiance en peinture suffisante pour dissuader quiconque de s’approcher avec un maillot de l’Olympiakos ou de l’AEK Athènes, les autres clubs de la capitale.

L’enceinte elle ne brille pas par sa modernité. Au contraire, elle a tout du petit stade à l’ancienne, en plein centre ville. Les 16 620 places trouvaient toujours preneur. De l’extérieur, le sentiment d’abandon offre presque un surplus de charme, même s’il serait dommage d’abandonner complètement ce temple du football.

L’amour des supporters du Pana pour les Verts ne se limite pas au football. Le soutien s’exporte aussi au basketball, au volley et à tous les autres clubs de la section Panathinaïkos. N’attendez plus le feu vert pour aller y jeter un oeil. Et surtout, si vous avez la possibilité de voir un match en Grèce, ne vous privez pas. Vous pouvez même demander à Djibril Cissé, attaquant au Panathinaïkos entre 2009 et 2011 (89 matchs, 55 buts) ce qu’il pense de l’ambiance en Grèce…

Pierre Caron

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